G. Brassens
G. Brassens


Georges Brassens-

22 octobre 1921- 29 octobre 1981

Poète- auteur- compositeur-interpète français

[Pense à cliquer sur les liens italiques soulignés] [et les photos pour les agrandir]


Pourquoi traiter d'un sujet mainte fois développé ? D'abord parce que Georges BRASSENS est un artiste, un poète, un chanteur qui a bercé une partie de notre jeunesse. D'autre part, en ce qui me concerne, j'ai vécu une brève histoire personnelle que 51 ans plus tard, je n'ai pas oublié ; en juillet-août 1965, à la sortie du Service Militaire j'avais effectué une saison dans une station-service, 152 rue d'Alésia. – qui existe toujours sous un autre nom - ! Nous étions trois salariés en plus du gérant : deux permanents et moi le saisonnier. Un jour  je vois une DS s'arrêter à la pompe et un monsieur fumant la pipe en descendre ;   on se salue et il me tend un billet de 50 frs… Une fois servit, on se salue de nouveau et il repart…. En apportant le billet à la caisse, je dis :" La tête de ce Monsieur me dit quelque chose !" Les collègues habitués à ce client,  me répondent :"C'est Georges Brassens" ! Là ce fut un choc !  Et les collègues m'expliquèrent qu'il était voisin de la station, que le grand mur qu'on voyait était le mur arrière de sa maison de l'impasse Florimont. Il avait 44 ans, j'en avais 22.

Bien sûr ce n'est pas onze années de petit-séminaire suivies de 18 mois à l'armée qui avaient pu développer ma culture et connaissance de ce célèbre personnage -malgré tout débutant - ni même une rencontre de quelques minutes ; cependant j'ai gardé de cette brève rencontre un souvenir impérissable d'un monsieur simple, modeste, naturellement discret,  n'ayant pas envie de se mettre en avant. Il rayonnait  la gentillesse, la bonté. Je sais qu'à l'époque les journaux –qui étaient loin de le connaître et de le flatter - parlaient de lui comme d'un "gitan", d'un ours mal léché, limite d'un voyou… Même ceux qui parlaient à son égard de grossièreté, n'avaient rien compris à l'usage des mots du dictionnaire bien appliqués à la poésie.

De cette rencontre j'ai gardé le ressenti d'un artiste, d'un poète foncièrement honnête, qui ne pouvait pas être tout ce dont les petits médias l'affublaient et j'ai vu ses chansons sous un angle différent ! Ce que j'ai trouvé de remarquable chez lui, ce fut sa droiture continuelle dans sa ligne de conduite et dans ses propos, jamais, non jamais la moindre agressivité ; même ceux qui le disaient anti-clérical ou anti-militariste (deux mots dont le développement du thème peut prendre des heures et des pages) faisaient erreur ! Son anticléricalisme, son anti-militarisme, il les exposait avec douceur, de façon tendre et plaisante, sans haine ; j'oserai affirmer qu'en "jouant" l'anti… il faisait aimer les curés et les flics ; c'était autrement dit et avec quelle délicatesse à  coté de ce qu'on entend depuis des années dans la bouche de rappeurs dont la violence et la haine, est peu ou prou contestées, dénoncées par rapport à ce qu'a essuyé Georges BRASSENS à ses débuts  !


D'ailleurs il suffit d'écouter "la rose, la bouteille et la poignée de main" pour comprendre toute la tendresse de l'auteur et sa finesse incomparables avec les rappeurs !

  

Le mur blanc et gris a droite du scooter est le dos de la maison de G.B. impasse Florimont. A l'époque, le mur se prolongeait et on ne voyait pas l'impasse.

J'ai emprunté sa biographie à internet, en essayant de l'illustrer de photos et de documents visuels ou sonores extraits de ses concerts ou interviews ! J'ai réussi en fouillant le net, à trouvers des films réalisés par ses soins. Photos, chansons suffisent à faire connaitre et comprendre l'artiste.


J'ai découvert que des gens sur le net se prétendent ses "descendants" ou "porte-paroles". J'ai même trouvé un site ou à une question posée, Brassens répond avec volupté, lui qui était peu loquace et n'aimait pas se dévoiler ! On appelle cela de l'escroquerie ! Bizarre de constater que 35 ans après sa mort, il continue de s'exprimer ! Comment elles disent les bretonnes de chez Tipiak ? Pirates ! Je parlerai plus loin de son seul neveu "héritier" direct réel, fils de sa soeur Simone  !


Un autre qui se présente comme guitariste officiel de Brassens, indique avoir supprimé un passage d'une chanson (le bulletin de santé) sous prétexte que 30 ans plus tard, il n'aurait pas maintenu telle strophe ! Quelle prétention de supposer les pensées d'un tel auteur ! De quel droit ? D'autres encore qu'il est possible d'user de variantes sur les chansons de Brassens ! Si ces gens sont des professionnels respectueux, comment peuvent-ils émettre de tels propos ? Changeons Carmen de Bizet en Rapp ou en tango, déformons la neuvième symphonie de Beethoven, massacrons la Marseillaise, amputons les Toccata et Fugues de Bach, changeons le rythme des valses de Brahms etc… L'innovation, l'évolution, c'est d'abord le respect des grandes œuvres et de leur auteur, surtout s'il se nomme BRASSENS ! Modifier c'est le résultat d'incompétents ignares !


Brassens passait des heures sur ses œuvres pour en faire des bijoux en veillant à utiliser le bon mot, sur la bonne note, le bon accord et des sagouins viendraient se déclarer protecteurs-héritiers de l'œuvre de Brassens en faisant n'importe quoi ? Quelle honte !


Il est bon d'indiquer que Georges Brassens fut un autodidacte talentueux ! Il n'a pas fait le conservatoire, il n'a pas fait les grandes écoles et pourtant, quels talents, quels savoirs ! Il est fort intéressant de voir comme chacune de ses chansons-poèmes sont écrites avec précisions ! Me vient en tête la complainte des filles de joie ! On pourrait croire qu'il a passé des mois en leur compagnie ! Et puis quel humour dans le bulletin de santé ! [Observez bien sa tête quand il chante ! Et, quel humour !]

Je me souviens d'une émission du Grand Echiquier où Jacques Chancel avait invité Georges Brassens et un pianiste et ce pianiste avait démontré que les compositions et harmonies de Georges Brassens que les critiques pensaient basiques, simplistes, étaient en réalités très complexes, des chef-d'œuvres de compositions ! Toucher aux oeuvres musicales de Georges BRASSENS serait tout aussi criminel que de transformer les grandes oeuvres de Bach, Mozart, Brahms, Bizet et tous les autres !

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